De la formation informatique

9082012

Ce billet fait suite à la lecture d’un autre billet publié sur par Dr_Stéphane, médecin blogueur, concernant l’informatique et les médecins. Dans ce billet, il s’étonnait du no man’s land informatique qu’il avait pu constater dans son métier. Lui, il s’en scandalise. Pourtant, pourtant et bien cette misère dont il parle est beaucoup plus présente que l’on ne croit, dans n’importe quel corps de métier. Et cela commence dès le primaire.

Nombre de gens ont un rapport très mystique avec l’informatique. Beaucoup, lorsqu’ils se retrouvent devant la fumeuse boîte, perdent tout leurs moyens. Envolés le port haut de tête, la confiance qu’ils peuvent avoir avec les outils qu’ils utilisent habituellement et qu’ils pourraient manier les yeux fermés. Envolée, l’estime de soi lorsqu’ils se retrouvent face à cette machine qu’ils ne comprennent pas et leur délivre des messages qu’ils jugent hébraïques.

« Oui mais vous les jeunes, vous êtes nés avec l’informatique ». « Oui mais moi en informatique, j’y comprend rien ». « Oui mais l’informatique, c’est compliqué ».

Non, non, non et archi-non.

Peu importe l’âge de l’utilisateur, peu importe qu’il ai eu accès très tôt à un ordinateur ou pas. J’ai vu des étudiants ne pas savoir taper leur nom en entier au clavier et des adultes proches de la retraite s’excuser de leur compréhension plus lente que la moyenne. Les jeunes ne sont pas mieux lotis que les vieux, bien loin de là. Et la nouvelle génération ne fera pas mieux que nous.

La faute à beaucoup de choses, la première selon moi, à une entrée en matière complètement occultée lors de la démocratisation de l’informatique. Il faut savoir que les premiers pas en informatique pour la plupart des gens se sont faits  au sein de leur travail. Et pour la plupart, aucun accompagnement n’a eu lieu, aucune formation sur les bases de l’informatique ne leur a été proposée.

Alors oui, ils savent taper au clavier. Oui, ils savent utiliser des logiciels de bureautique. Oui, ils savent poster sur Facebook et parler sur MSN. Mais ils ne savent pas se déplacer dans l’arborescence d’un dossier, ils ne savent pas aller chercher leur fichier si l’on change celui-ci de place. Ils ne savent pas faire un copier collé autrement que par « Edition/Copier/Coller ». Ils ne savent pas qu’écrire en majuscule dans un mail ou dans une discussion instantanée revient à hurler sur le destinataire. Ils ne lisent pas les messages inscrits à l’écran, les zappant la plupart du temps.

Ils ne savent pas les bases de l’informatique tout simplement parce que ceux qui savent, ceux qui maîtrisent, ne leur ont jamais montré.

Alors installer ne serait-ce qu’un logiciel sur leur ordinateur et surtout, l’utiliser au maximum de ses capacités, toujours bien entendu, sans formation, n’en parlons pas.

Première chose qui pose problème selon moi, le fumeux B2I. Si l’idée est louable sur le fond, elle l’est beaucoup moins sur la forme.

Définition :

À l’école, au collège et au lycée, le brevet informatique et internet (B2i) affirme la nécessité de dispenser à chaque futur citoyen la formation qui, à terme, lui permettra de faire une utilisation raisonnée des technologies de l’information et de la communication, de percevoir les possibilités et les limites des traitements informatisés, de faire preuve d’esprit critique face aux résultats de ces traitements, et d’identifier les contraintes juridiques et sociales dans lesquelles s’inscrivent ces utilisations.

J’ai juste envie de dire un gros LOL (et c’est peut-être bien la première fois que j’emploie ce mot, pour vous dire la bonne tranche de fou rire – jaune – que je me paie).

Je parlais tout à l’heure du fait que le désastre informatique commençait à l’école primaire : matériel vieillot, désuet, aucun investissement faute de budget ou d’envie. Et surtout, le B2I est validé par des gens qui n’ont pas eu la chance d’avoir une quelconque formation sur la manière d’utiliser proprement un ordinateur. Déjà là, on part avec un handicap.

Handicap qui se retrouve au collège et que les élèves, futurs travailleurs, traînent comme un boulet, boulet qui pour certains se transforme carrément en radiateur en fonte bien gros. Car les conditions sont les mêmes, même si l’informatique dans les collèges n’a rien à envier à celle des écoles. Quoique, je connais des collèges, qui, en 2012, n’ont toujours pas de câblage informatique.

Mais surtout, on demande à ce que le B2I soit visé par des personnes (à qui on en rajoute toujours plus, hors de leur domaine initial, l’enseignement de matières) qui le plus souvent ne savent pas utiliser elles-même les compétences qu’on leur demande de valider (je parle en tout cas pour les collèges, parce que c’est le domaine que je connais le mieux).

Alors oui, l’informatique c’est compliqué. C’est chiant. Des fois ça ne réagit pas toujours comme on voudrait. Des fois ça fait des coups de Trafalgar, ça fait se prendre la tête dans les mains et se dire « mais pourquoi j’ai choisi de me lancer là-dedans? ». Des fois on a envie de dire merde et de lâcher l’affaire. Des fois on a envie de balancer le matos par la fenêtre. Et de faire suivre les utilisateurs.

Mais purée, en y mettant les moyens, c’est à dire la pédagogie nécessaire à cette technologie qui parfois reste incompréhensible, en prenant moins les utilisateurs pour des cons, on arrivait à réduire l’écart et à faire disparaître ce « désert informatique » qui fait s’étonner beaucoup de monde par sa présence.

Parce qu’on peut leur faire comprendre, à ces « utilisatueurs », que les bases de l’informatique, c’est juste de l’observation et de l’orientation. :P







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